G. Samsa

D'après les Saintes Zécritures, le jeune Gregor Samsa se serait réveillé, un beau matin, dans la peau d'un énorme cancrelat, au beau milieu de ces draps odorants et de sa chambre décorée avec un bon goût divin.

 Et il se trouve que cet animal-là, c'est moi. Quel heureux fruit du hasard !

 Vous allez-donc pouvoir admirer la profondeur abyssale des réflexions d'un cafard, être ébahis par l'habileté inénarrable des six petites pattes dodues qui sont miennes , et même écouter  la musique d'une communauté de blattes, frottant leurs carapaces ventripotantes contre leurs antennes menues !

 Comme vous êtes chanceux, chers camarades, d'avoir accès à une telle mine d'éducation et de divertissement.

 Mais ... revenez donc !

 

Je ne suis pas contagieux.

 

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 La créature qui partage la caverne de contreplaqué du sublime Gregor est A. , une pathétique lycéenne, qui projette de devenir rockstar ou d'aller en Inde en Stop [Les humains n'ont pas le sens des réalités.]

 A. n'a que quelques priorités bien définies dans la vie : se teindre les cheveux de couleurs improbables, prendre devant ses pairs un air supérieur et condescendant, déclamer des alexandrins pour la frime, lire Artaud, Rimbaud ou Genet tout en prévoyant sa future revanche sur le monde.

Vraiment pitoyable, je réitère.

 

 [ A.'s Myspace Account ]

 

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Hum, l'humble auteur de ce bogue outrancier, n'ayant pas le bagoût de sa cafardeuse facette hydienne, se  permet  juste de rapeller que ce qui est exposé ici est le fruit de son dur labeur.

Le bienheureux lecteur cybernétique sera donc prié - et en cela je vous porte une totale confiance - de ne pas utiliser l' "Oeuvre Gesnialissime et Grandysloquante de Gregor Samsa" sans y apposer l'adresse de son antre obscure et me prévenir préalablement par une missive ultra-rapide grace à notre dernier gadget en date :

 

 

Utiliser le cancrelat-jetmail